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mercredi

la vache folle

Darius sculpteur

Drame de la Vache Folle
 
Ô mon Père, 
que suis-je devenu ?
De quelle genèse, de quels espoirs
Mon miroir ne peut-il plus me parler ?

Ô mon Fils,
La vie te fut donnée pour augmenter dans tes mains.
J'ai abondé la terre du limon fertile des rivières
Mais tu ne respires désormais que le poison des fruits impurs
Qu'elle produit, agonisante de ton orgueilleuse injustice.
Désenivre-toi de ta science, de ta suffisante vanité !

Ô mon Père, 
que vais-je devenir ?
De quels rêves, de quelle lumière
Mon cœur peut-il d'un solide espoir se gonfler ?
 
Ô mon Fils,
Les signes annoncent un Monde Nouveau, ils sont en haut, ils sont en bas,
Que le lait de la Sagesse devienne ta nourriture,
Enivre-toi du vin de l' Amour généreux et du Partage.
Alors, tu auras la Vie de toute vie, la santé de toute chair
Et tu redeviendras l'enfant de l' Émerveillement et du bonheur.

texte par moi-même

vendredi

La Chouette

Sculpture de Darius

 La Chouette

Souvenir de ce bruissement d'ailes
Lourd comme un velours froissé
Qui, dans ma nuit d'été surgit
Sans bouger, dans mon lit prostrée
Effrayée quelque peu de cette visite
Rentrée sans prévenir
Par la fenêtre ouverte aux étoiles
Déjà, elle repart,
Mais derrière elle, aujourd'hui encore
la chouette a déposé son souvenir.

texte: Anaha

La Fille du Vent

sculpture de Darius

Hommage à Ramtha
La Fille du Vent

Fille du Grand Ram, tu me reviens !
Par mon souffle sur ton visage
Par les mots que je rugis à ton oreille
Moi, ton Père le Vent, je t'enseigne.
Sois attentive, ma fille:
Nul ne me voit, nul ne me réfrène,
Je visite le monde: JE SUIS le vent.
Fille de Lémur à la peau de cannelle,
Dans ton regard, je capte ton rêve,
Toute la puissance de ton devenir.
Éveille-toi comme moi, mon enfant
A ta plus glorieuse liberté
Par tes sentiments aussi fluides que moi, le vent.


texte: Anaha

Beauté Inachevée

sculpture de Darius

Beauté Inachevée

La beauté souffre d' inachevé: de désunion d'elle-même !
La pomme a fait son œuvre: Ève la belle a succombé !
Oublié l'élan vers la très sublime simplicité:
Il lui fallait à tout prix paraître sophistiquée !
Elle aurait pu de la nature accepter les doux bienfaits:
Mais c'est de pétrochimie dont elle a fait ses délices !
La saveur de regards aimants n'a point suffi à la belle:
Dans la chirurgie, elle a souvent trouvé la panacée !
D'esthétique? une courbe, une rondeur sauvée du pire:
D'anarchique? le miroir ne sait plus vraiment que compter !
Moralité: c'est d'amour, de sagesse et d'humanité
D'où provient la véritable et ineffable beauté
qui s'unit alors à l'être en lui-même réconcilié !

texte: Anaha

Au Pied de mon Arbre

sculpture de Darius

Au Pied de mon Arbre

Au pied de mon arbre... le repos du guerrier!
Tant de rêves, d'espoirs, de désirs,
Puis des pas franchis,
Des pas de fourmis,
Des pas de géants,
Des pas de danse...
Pour qu'un jour enfin,
le Chemin se révèle
Quand ce pas s'affermit
Alors, des racines de la terre
Où ce pied s'est posé
Jaillit la sève et le sang mêlé de l'arbre de mon Ciel
Au pied de mon arbre... le repos du guerrier!

texte: Anaha

Ève

sculpture de Darius

 Ève

Ève candide, Ève de pureté
De Lilith mémoire sublimée
Du fonds des origines, tes formes dessinent
Courbes émouvantes et ventre prometteur.
Es-tu femme? Es-tu mère?
Ta force est certitude de vie par le don de toi-même
Ta sève s'échappe pour nourrir et conforter
Mais, là-même où la broméliacée laisse l'autre l'absorber
Toi, femme, tu te régénères
Et découvre ta beauté dans le regard des êtres aimés.

texte: Anaha

Éclosion d'une goutte de lait

sculpture de Darius
 
Éclosion d'une Goutte......de Lait

Avec une précision scientifique
L' Artiste se penche, se concentre
Sur le liquide nourricier doucement chauffé
D'un geste unique, placé, prémédité
Il laisse tomber une goutte de lait,
De haut, du plus haut possible
Une seule goutte, surtout une seule !
La scène est au ralenti
Et tellement efficace
Telle une explosion laiteuse
La goutte s'enfonce sensuellement
Puis rejaillit, se propulse vers le haut
Lentement, pulpeusement
Dans une harmonie de formes
Courbes et enroulés puis déliés voluptueux
  L'œil de l'artiste est aux aguets, avide
Et soudain c'est le flash, la compréhension
L' œuvre est conçue, qu'il en soit ainsi !
 
texte: Anaha