Nous pensons sans arrêt à ce qui doit être et à ce qui ne doit pas être, à ce qui a été et à ce qui sera. Bref, dans notre tête, il y a une perpétuelle cohue de souvenirs, d'hypothèses, de jugements, d'espoirs, qui nous empêchent de vivre au présent. Et pourtant, le temps de la vie - le seul temps vraiment réel - est le présent. Se consacrer à la méditation signifie, avant toute chose, réapprendre à voir, réapprendre à écouter. C'est seulement quand nous aurons entrepris ce parcours de rééducation que nous comprendrons comme nous avions peu vécu jusque-là, et comme nous avions peu senti. Ainsi, peu à peu, notre vie deviendra de plus en plus riche. Riche, non de miracles ou de voyages extra-sensoriels, mais d'attentions données et d'attentions reçues. Il n'y aura plus d'ennui ni d'anxiété, mais le sentiment d'être des créatures qui agissent, dans un univers dont la seule réalité est celle de l'amour.
extrait du livre de Susanna Tamaro Un cœur en chemin
dédié aux messages célestes, aux bénédictions angéliques et à la guidance lumineuse pour l'élévation spirituelle
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mercredi
Un coeur en chemin
Le fait que l'homme se soit coupé de la nature a été l'un des phénomènes les plus importants de la deuxième partie du XXème siècle. En une vingtaine d'a
nnées, avec l'urbanisation massive, les racines paysannes de notre société ont été réduites en poussière. Des familles qui, durant des siècles, avaient vécu selon un système de valeurs déterminé, se sont retrouvées projetées dans un monde nouveau, un monde de ciment et d'espaces restreints, de cohabitation forcée, de manque de silence et de surabondance d'objets. Désormais, le prix de cette coupure commence à se faire sentir. Et il le fait de manière sournoise et dangereuse, à travers la rupture de l'équilibre du corps.
les signes de ce déséquilibre sont visibles pour tous: allergies en tout genre, maladies et troubles de plus en plus étranges, face auxquels la science médicale ne peut qu'émettre des hypothèses. Pour ne rien dire d'une véritable épidémie de troubles psychologiques: angoisses, phobies, dépressions, états de profonde apathie. On se jette dans un océan de remèdes pour noyer ces troubles, sans penser que l'on risque également d'abîmer son estomac ou son foie: l'important est de ne plus avoir l'impression d'être malade.
Pourquoi ne vient-il à l'esprit de personne que ces maladies ne sont qu'un signal d'alarme annonçant un malaise, une difficulté de communication entre l'âme et le corps ?
On continue à chercher - avec de plus en plus d'acharnement et avec des systèmes d'analyse très sophistiqués - une cause mécanique ou chimique à ce malaise. Mais devant ces machines, devant ces fibres optiques, il n'y a plus un être humain pris dans sa complexité; il ne reste qu'un moteur fait de divers morceaux assemblés; dont l'un doit, à tout prix, s'avérer défectueux.

Dans cette frénésie rationaliste, on a oublié une chose: que le corps est gouverné par la tête. Et, abandonnée à elle-même, sans points de référence, la tête est extrêmement fragile: les émotions la dévastent et la rendent aussi changeante qu'une surface aquatique traversée par la tempête. On peut avoir fait analyser, photographier et explorer la moindre parcelle de son corps sans avoir obtenu de diagnostic satisfaisant.
Alors, au lieu de chercher à l'intérieur de nous-mêmes la cause de nos malaises, on commence à se dire que l'on est victime de quelque chose d'extérieur - quelque chose d'obscur et de mystérieux - qui lentement, nous exile des autres et nous contraint à nous replier de plus en plus sur nous-mêmes.
Mais peut-être le médecin, dès le début, aurait-il d
û nous tenir un autre discours. En effet, au lieu de nous proposer des analyses et des prélèvements, il aurait dû commencer par nous demander:
les signes de ce déséquilibre sont visibles pour tous: allergies en tout genre, maladies et troubles de plus en plus étranges, face auxquels la science médicale ne peut qu'émettre des hypothèses. Pour ne rien dire d'une véritable épidémie de troubles psychologiques: angoisses, phobies, dépressions, états de profonde apathie. On se jette dans un océan de remèdes pour noyer ces troubles, sans penser que l'on risque également d'abîmer son estomac ou son foie: l'important est de ne plus avoir l'impression d'être malade.
Pourquoi ne vient-il à l'esprit de personne que ces maladies ne sont qu'un signal d'alarme annonçant un malaise, une difficulté de communication entre l'âme et le corps ?
On continue à chercher - avec de plus en plus d'acharnement et avec des systèmes d'analyse très sophistiqués - une cause mécanique ou chimique à ce malaise. Mais devant ces machines, devant ces fibres optiques, il n'y a plus un être humain pris dans sa complexité; il ne reste qu'un moteur fait de divers morceaux assemblés; dont l'un doit, à tout prix, s'avérer défectueux.
Dans cette frénésie rationaliste, on a oublié une chose: que le corps est gouverné par la tête. Et, abandonnée à elle-même, sans points de référence, la tête est extrêmement fragile: les émotions la dévastent et la rendent aussi changeante qu'une surface aquatique traversée par la tempête. On peut avoir fait analyser, photographier et explorer la moindre parcelle de son corps sans avoir obtenu de diagnostic satisfaisant.
Alors, au lieu de chercher à l'intérieur de nous-mêmes la cause de nos malaises, on commence à se dire que l'on est victime de quelque chose d'extérieur - quelque chose d'obscur et de mystérieux - qui lentement, nous exile des autres et nous contraint à nous replier de plus en plus sur nous-mêmes.
Mais peut-être le médecin, dès le début, aurait-il d
û nous tenir un autre discours. En effet, au lieu de nous proposer des analyses et des prélèvements, il aurait dû commencer par nous demander:
"Pourquoi vos yeux s
ont-ils tristes ?
Quel poids avez-vous sur le coeur ?
Quelle est la dernière fois où vous vous êtes allongé dans un pré pour regarder le ciel à travers les brins d'herbe ?
Depuis quand vous n'avez pas écouté le vent entre les feuilles ?
Avez-vous jamais été reconnaissant du fait d'exister et de faire partie de cette aventure extraordinaire qu'est la vie ?"
par Susanna Tamaro, extrait de "Un coeur en chemin"
Quel poids avez-vous sur le coeur ?
Quelle est la dernière fois où vous vous êtes allongé dans un pré pour regarder le ciel à travers les brins d'herbe ?
Depuis quand vous n'avez pas écouté le vent entre les feuilles ?
Avez-vous jamais été reconnaissant du fait d'exister et de faire partie de cette aventure extraordinaire qu'est la vie ?"
par Susanna Tamaro, extrait de "Un coeur en chemin"
"Il faut devenir chercheurs d'espoir, diffuseur de joie "
Cultiver la joie ne signifie pas se cacher les laideurs et les défauts du monde, ne signifie pas jeter un voile rose sur la réalité afin de créer un bonheur illusoire; au contraire, vivre dans la joie signifie vivre dans la plus grande lucidité en témoignant, dans un monde sans lumière, du fait que l'être peut avoir une autre appartenance. La joie n'est pas un langage fait de paroles , de regards, la joie ne convainc pas, elle est contagieuse. La joie est puissamment subversive, parce que l'amour sans distinctions, qu'elle véhicule, est lui aussi subversif"par Susanna Tamaro, extrait de "Un coeur en chemin"
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